Aujourd'hui, certains hommes politiques n'hésitent pas à parler d'une "islamisation" de la France. Si l'on se réfère à la définition que nous donne le dictionnaire Larousse du verbe "islamiser" (convertir à l'Islam), on peut se dire que le terme n'est pas très bien choisi. En effet, on n'a pas le sentiment qu'il y a actuellement un nombre significatif de baptisés qui quittent la religion chrétienne pour se tourner vers l'Islam. On n'a pas non plus l'impression que les musulmans sont très prosélytes (même s'il est vrai que leur culture est très présente dans certains quartiers de notre pays). Simplement, ils sont très pieux, très pratiquants, très concernés par leur croyance, très unis au sein de leurs communautés... et, de manière logique, on les voit et on les entend plus que les chrétiens qui, eux, ont depuis longtemps déserté leurs églises.
Mais peut-on reprocher aux musulmans d'aimer et de pratiquer leur religion ? Peut-on leur reprocher de lire et de croire ce que dit le Coran, puisqu'ils ont été élevés dans cette foi-là ? Ne serait-il pas plus juste d'expliquer cette montée en puissance de l'Islam par une déchristianisation de la France ? Autrement dit, ne sont-ce pas plutôt les chrétiens eux-mêmes qui, par leur indolence, permettent à un autre religion que la leur d'occuper le devant de la scène ? Et si certains trouvent que la foi chrétienne n'est pas assez mise en avant, en France, ne devraient-ils pas retrouver le chemin de la pratique religieuse plutôt que de pointer l'Islam du doigt ?
par RV
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"Les religions doivent trouver leur place dans le cadre de la République et de la laïcité", nous dit-on souvent. Un peu comme si la laïcité était supérieure à la religion et qu'elle "l'englobait".
C'est toujours surprenant, vous ne trouvez pas, de voir à quel point certaines personnes ont pour la séparation de l'Eglise et de l'état une véritable vénération. Comme si ce système était ce qu'il y avait de plus "haut" et de plus "sacré" au monde.
Ma tante, qui habite un petit village de province, vient de me raconter une histoire tout à fait extraordinaire :
Pendant la réfection des salles de la mairie, cet été, le conseil municipal s'est réuni (devinez où !)… à la cure (en accord avec le prêtre) !
Et pendant les longs mois d'hiver où il fait très froid dans l'église (il n'y a pas assez d'argent pour la chauffer), la messe dominicale est toujours célébrée (devinez où !)… dans l'une des salles de la mairie (en accord avec le maire) !
Tout cela pour dire aux "apôtres" de la laïcité qu'il existe quand même des endroits, dans notre pays, où l'on sait encore mettre quelque chose au-dessus de la séparation de l'Eglise et de l'état : la CHARITE. Or, Dieu étant la charité même, c'est bien Lui qui englobe la laïcité, et non pas l'inverse !
par RV
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