Une rubrique pour essayer de donner du courage aux malades que nous sommes, et notamment à ceux qui ne recevront peut-être jamais la grâce de la guérison (ici-bas, du moins !).
Témoignage
Anselm Grün nous dit comment guérir de la dépression (26/03/13)
Voici un extrait d'une interview que le moine bénédictin Anselm Grün a accordée à "Pèlerin magazine" le 21 mars 2013 :
La dépression, c'est quoi ? C'est une mésestime de soi. Comme chrétien, je la traduis comme un décalage entre l'image que je me fais de moi et l'image que Dieu se fait de moi. Tous, nous vivons cette tension. Nous nous rêvons riche, séduisant, puissant, nous nous fixons des objectifs très élevés. Or, tout ne marche pas toujours comme nous l'aimerions : nous sommes limités, physiquement et intellectuellement, et nous ne sommes pas seuls au monde, mais entourés d'autres, qui eux aussi ont leurs limites ! (...)
La guérison est dans le réajustement de nos deux images : la personne que nous voudrions être, et celle que Dieu a voulu que nous soyons.
Ecrits de Saints
La vénération de la Croix (22/03/13)
Voici un extrait d'un semon de Saint Léon le Grand sur la Passion (source : le "Livre des Jours") :
Celui qui vénère vraiment la passion du Seigneur doit si bien regarder Jésus Crucifié par les yeux du coeur qu'il reconnaisse sa propre chair dans la sienne (...). Aucun malade ne se voit refuser la victoire de la Croix, et il n'y a personne qui ne trouve un secours dans la prière du Christ; si elle a profité à beaucoup de ses bourreaux, combien davantage aidera-t-elle ceux qui se tournent vers lui !
Ecrits de Saints
Un chrétien a-t-il le droit de se plaindre quand il est malade ? (10/12/12)
Voici un extrait d'une lettre que Saint François de Sales (1567-1622) a envoyée à Madame de Tavernay le 21 juillet 1610 :
Tandis que nos corps sont en douleur, il est malaisé d'élever nos coeurs à la considération parfaite de la bonté de Notre Seigneur; cela n'appartient qu'à ceux qui, par des longues habitudes, ont leur esprit entièrement tourné du côté du ciel. Mais nous qui sommes encore tout tendres, nous avons des âmes qui se dispersent aisément en ressentant les travaux et douleurs du corps : c'est pourquoi ce n'est pas merveille si durant vos maladies, vous avez interrompu l'usage de l'oraison intérieure. Aussi suffit-il en ce temps-là d'employer les prières jaculatoires et les sacrées aspirations (note de l'éditeur : c'est à dire des prières brèves, comme des flêches - "jacula" en latin -, et des soupirs lancés vers le ciel); car puisque le mal nous fait souvent soupirer, il ne coûte rien de plus de soupirer en Dieu, à Dieu et pour Dieu, que de soupirer pour faire des plaintes inutiles.





