Dans le cadre du 150e anniversaire des apparitions de la Vierge
Marie à Bernadette Soubirous (1858-2008), partons à la découverte du sanctuaire de Lourdes !
La grotte en direct grâce à une webcam
En l'an 2000, une webcam
a été installée dans le sanctuaire. Grâce à internet, on peut voir la grotte en quasi-direct dans le monde entier. Voir la grotte ici >>
Des aménagements successifs
1858 : Dès le lendemain des apparitions, le Pape Pie IX demande à l'évêque de Lourdes que l'espace de la grotte soit
préservé.
1862 : Mise en place d'une grille devant la grotte.
1864 : Inauguration de la statue de la Vierge réalisée par Fabisch d'après les descriptions de Bernadette, dans la niche
située juste au-dessus de la grotte.
1866 : Installation d'un premier autel à la grotte.
1874 : On recule le cours du Gave, pour aménager une petite esplanade de 21 mètres devant la grotte.
1966 : création de deux ponts pour traverser le Gave. Ils ne feront plus qu'un en 1997.
2000 : Une webcam permet de voir, sur internet, la grotte en quasi-direct dans le monde entier.
L'origine de l'hebdomadaire "Pèlerin magazine"
Dès le début des apparitions de la Vierge Marie à Bernadette, en 1858, des pèlerins ont commencé à venir à Lourdes. Avec
les années, le phénomène s'est amplifié. Le 12 juillet 1873, un bulletin a été lancé pour unir les fidèles qui affluaient à la grotte. Ce bulletin, le Pèlerin (qui est devenu par la suite
"Pèlerin magazine"), est le premier né des publications de la Bonne Presse, futur groupe Bayard Presse.
Une entreprise de 417 salariés
Au fil des années, les évêques successifs de Tarbes
ont amplifié le mouvement de professionnalisation du sanctuaire de Lourdes. Aujourd'hui, on compte 417 salariés (contre 250 il y a une trentaines d'années). Ces salariés sont soutenus par un
gigantesque réseau de 90 000 bénévoles qui assurent les "missions complémentaires". Il y a en tout 66 services différents : accueil, communication, entretien, comptabilité, ciergerie, expédition
de l'eau, réparation des voitures, sonorisation... Le budget annuel du sanctuaire s'élève à 28 millions d'euros.
Plus de 750 tonnes de cierges sont brûlées chaque année !
Les 19 salariés de la ciergerie de Lourdes s'appellent les "feutiers" (ce
néologisme a été inventé par un prêtre). Chaque année, entre 750 et 800 tonnes de cierges sont brûlées. Cela rapporte au sanctuaire entre 4 et 6 millions d'euros annuels. Depuis 80 ans, les
cierges proviennent tous de la même entreprise, située dans les environs de Lourdes. Les cierges les plus lourds pèsent 70 kilos. Ils sont généralement achetés par des groupes de
pèlerins.
40 déclarations spontanées de guérisons en 2005 !
En 2005, il y a eu 40 déclarations spontanées de guérison à Lourdes. Les
maladies concernées sont de nature et de gravité extrêmement variables. Cinq dossiers sont actuellement en cours : myélopathie post-traumatique, maladie de Crohn gravissime, sclérose en plaque
grave, myopathie et cancer du sein.
Le Comité Médical pense que la dénomination "psychosomatique" est obsolète et
désuète car fondée sur la pensée qu'il existerait des maladies du "corps", de "l'esprit" (notions d'autant plus usitées qu'indéfinissables !) et des "mixtes". Cette conception est contredite par
la connaissance scientifique actuelle : toute maladie a - évidemment - des implications psychologiques, mais toute maladie implique la globalité de l'être humain, "corps et
âme".
Les
piscines attirent plus les femmes que les hommes
Le sanctuaire de Lourdes compte 17 piscines. Le lieu où elles
sont situées s'appelle le "bâtiment des bains". Il y a 10 piscines pour les femmes, 5 pour les hommes et 2 pour les enfants. Aidé par deux
"pisciniers" du même sexe, chaque pèlerin peut s'y plonger vêtu d'un simple pagne blanc. Une fois dans l'eau, il prononce une prière devant une petite statue de la Vierge Marie placée à
l'extrémité du bassin. Le rituel dure généralement une minute. L'eau, qui est soumise à un recyclage continuel, est à 12 degrés. On en ressort toujours presque sec, du fait du contraste de
température. Chaque année, environ 400 000 personnes sont accueillies aux piscines. En 2006, il y a eu 275 000 femmes et 124 000 hommes. Ce service du sanctuaire est placé sous le patronage de
Saint Jean Baptiste.
La dernière miraculée
"officielle"
La dernière reconnaissance de miracle date de 2005, mais porte sur un cas de
guérison qui remonte à 1952. Anna Santaniello, une italienne, a été guérie à 40 ans d'un grave problème cardiaque, à la suite d'un rhumatisme articulaire aigu : elle ne pouvait plus faire aucun
effort et demeurait alitée. Le 19 août 1952, venue en pèlerinage à Lourdes, elle est transportée aux piscines sur une civière et en ressort par ses propres moyens. Le soir même, elle participe à
la procession aux flambeaux. Infirmière célibataire, elle a passé sa vie à soigner les enfants de milieux défavorisés. Elle habite à Salerne, en Italie. Elle a déclaré : "Si j'ai été guérie,
c'est pour m'occuper des autres".
Que d'eau, que d'eau !
Voici la consommation d'eau du sanctuaire en 2006 :
A)-Pour les fontaines :
6 449 000 litres pour l'année (soit 17 668 litres par
jour).
B)-Pour les piscines :
2 956 200 litres pour l'année (soit 8 099 litres par
jour).
C)-Pour le service d'expédition :
38 990 litres pour l'année (soit 107 litres par
jour).
D)-Pour le chemin d'eau (parcours catéchétique sur le thème de l'eau dans la
Bible) :
405 000 litres pour l'année (soit 1 109 litres par jour).
E)-Au total :
9 849 390 litres pour l'année
(soit 26 984 litres par jour).
Infos : "Lourdes et ses secrets" (Pèlerin Hors Série)