L'importance des plus petits (source : Règle de Claire, 4, 11-13)
Une fois par semaine au moins, l'abbesse est tenue d'assembler ses soeurs en chapitre... Elle doit y traiter de tout ce qui regarde l'utilité et le bien du monastère, et cela avec toutes les
soeurs, car souvent, c'est à la plus petite que le Seigneur révèle ce qu'il y a de mieux à faire.
Comment un tout petit bien matériel peut nous détourner de Dieu (source : 2e vie de François par Celano, 97)
Durant un Carême, François avait fabriqué un coffret afin de ne laisser échapper aucune miette de son temps.
Or, un jour, pendant qu'il récitait Tierce, ses yeux tombèrent par hasard sur le coffret, dont la vision empêcha son âme d'accéder à la ferveur.
La voix de son cœur avait cessé de monter vers Dieu et il en était très affligé.
A la fin de Tierce, il dit aux frères qui l'entouraient :
-"Hélas ! Ce bibelot a eu sur moi tant d'emprise qu'il s'est accaparé toute mon attention ! J'en fais le sacrifice au Seigneur dont il a interrompu le sacrifice de louange".
Il saisit le coffret et le jeta au feu.
Saint François et la tourterelle
Un jour, Saint François d'Assise partit évangéliser avec frère Rufin. Ce dernier vénérait Saint François, mais n'avait pas encore atteint son degré de sainteté.
Tout au long du chemin, Saint François disait : "Béni sois-tu, Seigneur, pour la campagne que tu as faite si belle ! Béni sois-tu pour le gazouillis des oiseaux ! Béni sois-tu pour le murmure des torrents !..." Et le frère Rufin, pour imiter son modèle, ajoutait, mais sans conviction : "Oh, oui, loué sois-tu !"
A la sortie d'un bois, une tourterelle qui se trouvait sur une branche au-dessus des deux frères en mission, laisse tomber ce que vous devinez, juste sur la tête de Saint François. Frère Rufin se dit alors : "On va bien voir si tu continues à louer le Seigneur". Or, juste à ce moment, il entend Saint François : "Béni sois-tu, Seigneur, de ne pas avoir donné des ailes aux vaches !"
La flagellation (deuxième mystère douloureux)
François devint la proie de toutes sortes de maladies si pénibles qu'aucun de ses membres n'échappa à l'atteinte de violentes douleurs... Cependant il ne donnait pas à ses souffrances le nom d'ennemies, mais celui de sœurs... (Légende majeure -14,2)







