Mercredi 16 septembre 2009
Des histoires intéressantes qui se sont passées dans nos paroisses…
Hypersensibilité, locutions intérieures et visions
(16/09/09)
Récemment, sur une radio chrétienne, un prêtre-psychologue a donné un témoignage
très intéressant (enregistré lors du session à Paray ou à Lourdes, je pense). Il a dit que si Dieu avait demandé à Adam et Eve de ne pas manger les fruits de l'arbre (voir le livre de la
Genèse), c'était pour faire passer la confiance avant tout. En effet, Dieu a voulu baser la relation avec l'homme sur la confiance.
Il a ajouté que chez certaines personnes hypersensibles, il pouvait arriver que ce
ne soit plus la confiance qui passe en premier mais l'imaginaire. Leur imaginaire travaille alors à plein régime. Elles pensent tout le temps. Et ressentant les choses
extrêmement fortement, il a dit qu'il pouvait arriver que ces personnes entendent en elles des "locutions intérieures", ou même qu'elles voient des "images".
Il a bien précisé que ces phénomènes n'étaient alors qu'une expression de leur
hypersensibilité (et non pas des dons de l'Esprit Saint au sens fort du terme).
Ce prêtre a terminé en disant que ces phénomènes n'empêchaient pas du tout le salut
de ces personnes. Simplement, il faut qu'elles fassent des efforts pour se débarrasser de leur hypersensibilité, et ceci par une pratique régulière et assidue des
sacrements.
Eve tirée du côté d'Adam (31/08/09)
Cet été, lors d'une
session à Paray le Monial, un prêtre de la communauté de l'Emmanuel a dit la chose suivante : "Les féministes n'ont jamais beaucoup aimé l'idée selon laquelle Eve a été tirée du côté d'Adam, et
ceci parce qu'ils y voient un signe de l'infériorité de la femme par rapport à l'homme. En fait, c'est tout le contraire. Si la femme a été tirée du côté d'Adam, c'est justement parce
qu'elle n'est pas comme les animaux que Dieu avait fait passer devant l'homme, voyant qu'il était seul (avant de créer Eve). Non, la femme n'est pas un animal. Elle est de la
même nature que l'homme. Elle n'a rien à voir avec un "jouet" que l'homme possède pour se distraire. Le fait qu'elle ait été tirée du côté d'Adam est justement une preuve qu'elle n'est
pas une "esclave", qu'elle n'est pas inférieure à l'homme. Elle est son égal."
Sainte Monique (28/08/09)
Dans son homélie de la fête de Sainte Monique (27 août), un prêtre de ma paroisse a dit ceci : "Il y a des saintes qui
ont été canonisées parce qu'elle ont fait de grandes œuvres ou parce qu'elles ont eu des expériences mystiques extraordinaires. Pour Sainte Monique (la maman de Saint Augustin), il n'en est
rien. Son plus grand mérite a été simplement d'avoir pleuré et prié pour la conversion de son fils qui n'était pas chrétien. C'est bien là la preuve que c'est l'amour qui est le plus important
dans l'Eglise".
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Mercredi 10 septembre 2008
Une phrase très importante du pape Paul VI (extraite du texte : "Aime ta paroisse").
Collabore, prie et soufre pour ta paroisse, parce que tu dois la considérer comme une mère, à laquelle la
providence t'a confié. Demande à Dieu qu'elle soit une maison de famille, fraternelle, accueillante, maison ouverte à tous. Offre ta collaboration d'activité pour que cela se réalise
pleinement.
>L'intégralité du texte de Paul VI >>
>La notion de paroisse à Medjugorje >>
Voici un très beau passage tiré de "L'Evangile tel qu'il m'a été révélé" (tome 1, chapitre 52). Dans l'extrait, la Sainte Vierge s'adresse à Maria Valtorta.
L'obéissance sauve toujours. Souviens-toi de cela, et le respect à l'égard du prêtre est toujours une marque d'intégrité chrétienne.
Malheur – et Jésus l'a dit – malheur aux prêtres qui perdent leur foi apostolique ! Malheur aussi à qui se croit autorisé à les mépriser ! Ce sont eux, en effet, qui consacrent et distribuent le Vrai Pain qui descend du Ciel. Ce contact les rend saints, comme un calice sacré, même si leur personne ne l'est pas. Ils en répondent à Dieu. Pour vous ne voyez que leur dignité et ne vous souciez pas du reste. Ne soyez pas plus intransigeants que votre Seigneur Jésus, qui à leur ordre laisse le Ciel et descend pour être élevé par leurs mains. Apprenez de Lui, et s'ils sont aveugles, s'ils sont sourds, si leur âme est paralytique et leur pensée malade, s'ils ont la lèpre des fautes qui contrastent avec leur mission, si ce sont des Lazares au tombeau, appelez Jésus pour qu'il leur rende la santé et la vie.
Appelez-le par votre prière et votre souffrance, ô âmes victimes. Sauver une âme c'est prédestiner au Ciel la propre. Mais sauver une âme sacerdotale, c'est sauver un grand nombre d'âmes, parce que tout prêtre saint est comme un filet qui amène les âmes à Dieu. Et sauver un prêtre, c'est-à-dire le sanctifier, le sanctifier à nouveau, est faire de lui un filet mystique. Chaque proie à lui ajoute un nouvel éclat de lumière à votre couronne éternelle.
Quand nous avons l'habitude de nous confesser régulièrement de manière individuelle, il nous arrive assez souvent de nous dire, avant la confession : "Mon Dieu ! Je vais encore devoir avouer à ce prêtre les mêmes péchés et lui parler des mêmes défauts, des mêmes travers… lui qui les a déjà entendus tant et tant de fois ! Seigneur, que va-t-il penser de moi cette fois-ci !!" Il n'est pas du tout anormal que nous ressentions cette gêne car nous retombons tous dans les mêmes péchés, avec le temps; et le fait que quelqu'un les entende rend ces péchés encore plus haïssables à nos yeux. Cela, comme nous pouvons peut-être le sentir, a au moins quelque chose de positif : la gêne que nous éprouvons ravive en nous le désir de ne plus avoir à avouer les mêmes fautes. Autrement dit, elle stimule en nous le désir de ne plus retomber dans les mêmes travers (ne serait-ce que pour que le prêtre n'ait plus à les entendre !). En ce sens, on peut affirmer que la confession individuelle nous pousse à la conversion de manière très forte.
Les fidèles qui vont dans les confessions communautaires du pardon, par contre, ne peuvent pas ressentir cette gêne salvatrice. En effet, étant les seuls à connaître leurs fautes (eux et un Dieu qui ne leur parle jamais de manière personnelle par l'intermédiaire d'un prêtre), ces dernières restent toujours sous la forme de "pensées insaisissables". De ce fait, il est clair que leurs péchés leur paraissent moins gênants et moins haïssables. Autrement dit, le fait que personne ne soit mis au courant du mal qu'il y a en eux rend ces fidèles moins pressés de changer. Cela est tout à fait certain. Et étant moins détachés du mal, il est évident qu'ils sont également moins attachés à Dieu; c'est-à-dire : moins "en mouvement" vers Lui.
Terminons en disant juste une petite chose : quand les historiens des temps futurs étudieront l'histoire de l'Eglise de notre époque, il est sûr qu'ils ne manqueront pas de souligner tous les dégâts qu'auront occasionnés les célébrations communautaires du pardon dans le peuple de Dieu. Ils verront, entre autre, que si l'Eglise de notre temps a eu autant de mal à avancer (désertification des églises, pénurie de vocations…), c'est en grande partie parce que beaucoup de "pratiquants" étaient en réalité dans un état de stagnation intérieure. Vous voulez parier ?