Il ne faut pas confondre douceur et mièvrerie (04/05/08)
Je connais un jeune prêtre qui aime beaucoup la Vierge Marie et la prière, et qui est un model de douceur. Récemment, je lui ai demandé s'il ne souffrait pas trop à cause de ces interminables réunions paroissiales (équipe pastorale, catéchèse, liturgie...) qui ont lieu quasiment tous les soirs et qui se terminent souvent à des heures très tardives (ce qui empiète sur le temps de prière).
Ce prêtre m'a répondu la chose suivante : "Au début, oui, j'en souffrais beaucoup; surtout parce que je constatais que tout le monde racontait sa vie et que l'on perdait énormément de temps. Puis, très vitre, j'ai décidé de mettre les choses au clair, dans ma paroisse. Au début des réunions, j'ai commencé à dire aux gens : Vous vous débrouillez comme vous voulez, mais cette réunion doit absolument être terminée à 22 h ! Si ce n'est pas le cas, je me casse et vous finirez tout seuls sans moi !!"
Il m'a dit que cette méthode plutôt "percutante" s'était avérée très efficace. En effet, désormais, tout est bouclé à 22 heures. Il reste donc suffisamment de temps à chacun pour prier avant d'aller se coucher. Comme quoi, vous voyez, il ne faut jamais hésiter à être ferme quand on parle, dans l'Eglise (même quand on s'efforce de prendre la Vierge Marie comme model). Etre doux ne signifie pas forcément être mièvre !
Les grandes questions métaphysiques qui nous font entrer dans la joie de Pâques ! (22/03/08)
Pâques est la plus grande fête chrétienne. C'est la fête de la joie car Jésus est ressuscité d'entre les morts. Chaque baptisé est invité à approfondir la joie de Pâques en prenant le temps de se poser des questions fondamentales : En quoi la victoire de Jésus sur la mort me rejoint-elle personnellement ? Comment la fête de Pâques illumine-t-elle ma vie ? Suis-je un authentique témoin de la résurrection du Christ ?...
Chaque année, les jeunes enfants qui accompagnent leurs parents à la veillée pascale se posent eux aussi des questions "brûlantes" qui, d'une certaine manière, les amènent à entrevoir que Pâques est une fête joyeuse, gaie, excitante...
Ces questions sont les suivantes : Va-t-on parvenir à allumer le feu pascal, à l'extérieur de l'Eglise, ou bien le briquet va-t-il tomber en panne comme l'année dernière ? Les flammes vont-elles une nouvelle fois essayer de s'en prendre à l'aube du prêtre et, ce coup-ci, ce dernier va-t-il "partir en fumée" ? Le vent ne va-t-il pas encore essayer d'emporter avec lui les chapeaux et les feuilles de chant ? Quand le prêtre va vouloir allumer le grand cierge pascal en l'approchant du feu, le vent ne va-t-il pas une nouvelle fois rabattre les flammes et la fumée dans sa direction, rendant ainsi l'opération impossible ? Et si le prêtre essaye de tourner autour du feu pour échapper au vent, ce dernier ne va-t-il pas encore chercher à "se venger" en tournant en même temps que le prêtre ?
Oui, toutes ces questions fondamentales - c'est-à-dire celles des grands et celles des petits - font qu'à chaque veillée pascale, le peuple chrétien tout entier entre avec beaucoup d'enthousiasme dans la joie de Pâques !
ARCHIVES : 2006 / 2007




