Le "Moon walk" de la fille aînée de l'Eglise (06/07/09)
Pour moi, le succès mondial du "Moon walk" de Michaël Jackson s'explique par le fait que ce pas de danse est une métaphore du monde dans lequel nous vivons : un monde qui recule tout en essayant de faire croire qu'il avance.
Voici un exemple concret concernant la France et la religion : en voulant faciliter le travail le dimanche, la France porte un coup très rude au point le plus central et le plus essentiel de la foi chrétienne : l'eucharistie dominicale. Pourtant, sur la scène internationale, notre pays se présente comme un défenseur incontournable des racines chrétiennes de l'Europe.
C'est donc bien une sorte de Moon walk : nous nous éloignons de la foi mais nous faisons croire que nous nous en rapprochons !
Malheureusement, les exemples de ce type sont légion à travers le monde !
Exception d'euthanasie (29/06/08)
Pendant des mois, les médias nous ont parlé des mêmes choses : les frasques amoureuses de tel homme politique, le salaire ou la carrière de tel autre... Ce sont là des sujets qui, vous en conviendrez, ne rehaussent pas vraiment le niveau spirituel de la France.
Puis, début 2008, est arrivée l'affaire Chantal Sébire (cette femme dont le visage a été complètement déformé par une tumeur, et qui est aujourd'hui décédée). Les médias se sont littéralement emparés de cette histoire. Ils nous en ont parlé pendant de longues semaines, soulevant à chaque fois des questions autrement plus intéressantes que celles auxquelles nous étions habitués : comment vivre avec la souffrance, quel est le sens de la vie, que doit faire un médecin quand un malade souffre trop, la mort est-elle vraiment la solution...
L'intérêt qu'a suscité dans notre pays le cas de Chantal Sébire montre bien à quel point les malades ont un rôle absolument central à jouer dans notre société. Ils ne sont peut-être pas "productifs" au niveau du travail, c'est vrai, mais ils possèdent néanmoins un don inestimable : celui de savoir nous interpeller au plus profond de nous-mêmes en nous posant des questions fondamentales qui nous arrachent à nos niaiseries quotidiennes et nous recentrent sur l'essentiel. En ce sens, ils nous sont extrêmement précieux.
J'espère bien que nos sénateurs, qui planchent actuellement sur la fin de vie, n'introduiront pas dans notre législation une "exception d'euthanasie". J'espère au contraire qu'ils iront dans le sens de Roselyne Bachelot qui a si bien su défendre la vie, ces derniers mois, et qui n'a eu de cesse de rappeler que la médecine était là pour soulager la souffrance et non pas pour donner la mort.
Mesures pour l'emploi (16/06/08)
Je ne suis pas du tout certain que le fait d'obliger les chômeurs à accepter des offres d'emploi va faire baisser le chômage et, surtout, la précarité de manière significative. En effet, contrairement à ce que pensent de nombreuses personnes, "accepter une offre" ne signifie pas forcément "obtenir le poste". "Accepter une offre", cela veut simplement dire qu'un demandeur d'emploi s'engage à y répondre. Mais il n'est écrit nulle part qu'il sera choisi par l'employeur. Je dirais même que si, lors d'un entretient, un employeur sent qu'un chômeur a été forcé à accepter son offre - et qu'il n'est pas vraiment motivé pour le poste (d'autant moins qu'il est ici question de "travailler pareil pour gagner moins") -, alors, dans ce cas, l'employeur ne retiendra pas la candidature du demandeur d'emploi. On peut forcer un chômeur à accepter n'importe quelle offre, mais on ne peut pas forcer un employeur à accepter n'importe quel chômeur. Là est le problème que pose cette mesure.
A mon avis, le chômage et la précarité ne pourront vraiment baisser, dans notre pays, que s'il y a des mesures d'incitations à l'embauche très fortes. Et dans ce domaine, une idée très intéressante et très novatrice avait été proposée par François Bayrou lors de la campagne présidentielle de 2007 : la possibilité, pour chaque entreprise, de créer 2 emplois sans charge. Je trouve que ce serait bien si Nicolas Sarkozy, qui a repris l'idée d'ouverture du leader centriste avec un certain courage, pouvait également s'inspirer de son idée en matière d'emploi.
Le travail le dimanche (10/06/08)
Récemment, l'éditorialiste d'un journal catholique a eu des mots très durs à l'encontre de Nicolas Sarkozy parce que ce dernier souhaite autoriser le travail le dimanche (chose qu'il a déjà
commencé à faire dans le secteur de la vente des meubles). Il est vrai que c'est là une question extrêmement sensible pour les catholiques. En effet, des martyrs ont versé leur sang pour
défendre le dimanche (notamment à Abitène, en 304). Par ailleurs, il faut savoir que lors de ses apparitions à La Salette, en 1846, la Vierge Marie a pleuré parce que, justement, les gens
travaillaient le dimanche. A moins d'avoir une foi superficielle, un catholique sera toujours en désaccord profond avec quiconque cherche à toucher au "jour du Seigneur". Toutefois, peut-on
vraiment accuser Nicolas Sarkozy de vouloir faire du dimanche un jour ouvrable ? Personnellement, je ne le crois pas. En effet, regardez l'état dans lequel se trouve la foi dans notre pays : de
moins en moins de gens participent aux célébrations dominicales, les confessionnaux sont désertés, les vocations éclosent au compte-goutte... Comment voulez-vous, dans ces conditions, qu'un
Chef d'Etat (qui est toujours à l'image du peuple qui l'a élu, et qui observe la vie de son pays) ait le désir de faire du dimanche un jour qui soit consacré à Dieu ? Cela est impossible ! A
mon avis, si des pans entiers de notre héritage spirituel menacent de s'effondrer, en France, ce n'est pas la faute de Nicolas Sarkozy. C'est d'abord et avant tout la faute des français
eux-mêmes.







