"La fin ultime de toute l'économie divine, c'est l'entrée des créatures dans l'unité parfaite de la bienheureuse Trinité" (article 260 du CEC).
-"Le Fils et l'Esprit sont comme deux mains par lesquelles Dieu façonne le monde et son histoire" (St Irénée)
-"La Père n'a pas besoin du Fils pour se délivrer de sa fécondité. Il ne l'engendre pas pour avoir un réceptacle où déposer sa richesse. Il le fait en vertu d'un amour totalement désintéressé, que rien n'oblige à se communiquer. Le Fils n'advient pas au Père comme une aide, mais comme une réponse aussi parfaite que lui. Quand à l'Esprit, il procède sans doute de leur union comme un beau fruit, mais pas comme un être qui se rendrait indépendant et qui donnerait naissance à de nouvelles générations. Ainsi, la vie trinitaire est un mouvement circulaire achevé en lui-même et qui n'a pas besoin du monde" (André Manaranche)
-"La Père n'a pas besoin du Fils pour se délivrer de sa fécondité. Il ne l'engendre pas pour avoir un réceptacle où déposer sa richesse. Il le fait en vertu d'un amour totalement désintéressé, que rien n'oblige à se communiquer. Le Fils n'advient pas au Père comme une aide, mais comme une réponse aussi parfaite que lui. Quand à l'Esprit, il procède sans doute de leur union comme un beau fruit, mais pas comme un être qui se rendrait indépendant et qui donnerait naissance à de nouvelles générations. Ainsi, la vie trinitaire est un mouvement circulaire achevé en lui-même et qui n'a pas besoin du monde" (André Manaranche)
-"Tu vois la Trinité quand tu vois la charité" (Saint Augustin)
par RV
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Voici un article très intéressant du père Christian Delorme (diocèse de Lyon) paru dans Pèlerin magazine en mai 2006 :
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Comment nommer Dieu ?
En terminale dans un lycée international, Bénédicte a été ébranlée par ce que lui a asséné un camarade musulman. "Vous, les chrétiens, vous désignez Allah sous un vocable païen : le mot "dieu" n'est rien d'autre que le dérivé du nom de Zeus. Même les juifs ne font pas comme vous !" Je dois rassurer la jeune fille : "Ton camarade est allé un peu vite ! L'étymologie du mot "dieu", en français, provient d'une racine des langues indo-européennes, "dei", qui comporte l'idée de briller. Le nom grec de "Zeus" (que l'on peut traduire par "dieu du jour lumineux") provient de cette racine comme le nom français "Dieu". Le nom "Allah", quant à lui, vient d'une racine des langues sémitiques, "el" (en hébreux) ou "il-lah" (en arabe), qui évoque aussi un nom commun : "la divinité". Mais l'interpellation de ce garçon a le mérite de nous faire réfléchir au nom que nous donnons à Dieu. La tradition juive nous apprend que ce n'est pas facile. Selon la Révélation faite à Moïse au mont Sinaï, le nom propre du Dieu d'Israël est YHWH, soit quatre consonnes en hébreu qu'on traduit en français par : "Je suis qui je serai" (Exode 3, 14). Par respect pour Dieu, les juifs ont choisi de ne pas prononcer ce nom YHWH (que les chrétiens se permettent de dire "Yahvé), et ils ont soit superposé aux quatre consonnes sacrées le titre "Adonaï" (que l'on peut traduire par "Seigneur"), soit employé des termes pouvant être considérés comme des synonymes, particulièrement "Hachem", c'est-à-dire "le Nom". Dans la traduction grecque de la Bible (la Septante, réunie un siècle avant l'ère chrétienne), le nom choisi est "Kyrios", qui veut dire "Seigneur". Certaines traductions en français, juives ou chrétiennes, ont opté pour "l'Eternel". Il y a eu aussi la traduction un peu aberrante faite au XIXe siècle : le nom "Jéhova", mélange des consonnes YHWH et des voyelles d'Adonaï. En fait, aucune traduction de YHWH, ensemble de lettres qui cherche à démontrer la présence de Dieu dans l'histoire, n'est satisfaisante. Mais les chrétiens privilégieront le nom de "Seigneur", qui peut être attribué au Père, au Fils et à l'Esprit.
par RV
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Un "mouvement d'amour" qui va du Père vers le Fils et du Fils vers le Père, dans l'Esprit Saint, et ceci sans jamais discontinuer… ce n'est pas facile à imaginer !
Peut-être ce dessin du peintre néerlandais Maurits Cornelis Escher (1898-1972) pourra-t-il nous aider à comprendre un tout petit peu mieux le mystère de la Trinité.
En effet, "Cascade" (ci-dessus) contient une illusion d'optique. Si vous partez du bas de la chute et que vous suivez le cours d'eau, vous rejoignez à nouveau le sommet de cette même chute ! Et cela indéfiniment ! C'est assez étonnant, non ?
Peut-être ce dessin du peintre néerlandais Maurits Cornelis Escher (1898-1972) pourra-t-il nous aider à comprendre un tout petit peu mieux le mystère de la Trinité.
En effet, "Cascade" (ci-dessus) contient une illusion d'optique. Si vous partez du bas de la chute et que vous suivez le cours d'eau, vous rejoignez à nouveau le sommet de cette même chute ! Et cela indéfiniment ! C'est assez étonnant, non ?
par RV
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Qualifié par le pape Paul VI de "génie spirituel", le père Maurice Zundel (1897-1975) a écrit ceci sur le mystère de la trinité :
"La Trinité nous ouvre le Cieur de Dieu. Elle nous apprend que Dieu n'est pas quelqu'un qui s'admire, se célèbre, s'encense et s'aime. Parce qu'en Lui toute la vie jaillit, jaillit, jaillit, comme une communication qui va du Père au Fils, du Fils au Père, dans l'unité du Saint Esprit. La Trinité nous apprend qu'en Dieu il y a l'autre, qu'en Dieu "Je est un autre", qu'en Dieu la Vie, c'est "tu es Moi", le Père le disant au Fils, le Fils au Père, et le Père et le Fils au Saint esprit, et le Saint Esprit au Fils et au Père. En Dieu il y a trois foyers de lumière, trois foyers d'amour, trois foyers de communication où toute la vie divine constamment se renouvelle dans un don inépuisable".
("Un autre regard sur l'homme", textes choisis par Paul Debains, aux éditions du Sarment)
par RV
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